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K2 a accompagné Kefiplant depuis ses tout débuts en faisant son premier Plan d’Actions Stratégique de Commercialisation
" J'ai investi un million avant ma première vente "
   
AIREAU QUALITÉ CONTRÔLE prévoit doubler son chiffre d’affaires d’ici 5 ans
   

 


J'ai investi un million avant ma première vente

Dans le cas de Chantale Houle, parler d'audace est un euphémisme. Issue d'une famille d'entrepreneurs, cette pasionnée d'escalade est résolue, tenace et déterminée. Elle s'est donnée pour mission d'améliorer l'efficacité des plantes médicinales pour les humains et les animaux. Pour cela, elle a fondé Kefiplant.

D'où est venue l'idée ? Chantale Houle est tombée dans l'entrepreneuriat quand elle était petite. On ne compte plus les Houle de la région de Drummondville qui sont, ou ont été, en affaires. Les plus vieux se souviendront de la motoneige Skiroule, rivale du Skidoo, créée par Réjean Houle.

Mme Houle a elle-même été jusqu'en 2003 actionnaire minoritaire et vice-présidente de l'entreprise de revêtement de sol Bois-Francs St-Charles, détenue par son père, Yvon.

" J'ai quitté la société parce que je voulais créer mon entreprise ", explique celle qui a une formation d'actuaire.

Au terme d'une année de réflexion pour définir ce qu'elle voulait faire de sa vie, elle décide d'oeuvrer dans le domaine de la santé naturelle. " Pendant des siècles, les humains se sont soignés avec des plantes. Maintenant, ils se soignent avec de la chimie et ils sont aussi malades qu'avant. "

En cherchant sur Internet des entreprises à vendre dans ce domaine, Mme Houle découvre le site Internet de Sergi Rollan, un bactériologiste français du Laboratoire Symbiotec. Elle dit avoir eu alors une révélation du potentiel commercial de la fermentation des plantes. " J'ai envoyé un billet d'avion au Dr Rollan pour qu'il vienne me rencontrer à Drummondville. "

Mme Houle crée Kefiplant en novembre 2004 et la R-D commence début 2005 avec l'aide de M. Rollan, qui revient régulièrement à Drummondville depuis.

Le potentiel de la technologie. Pour financer la R-D, Chantale Houle a fait appel au Conseil national de recherches du Canada (CNRC). Alexandre Blais, conseiller en technologie industrielle au CNRC dans le cadre du programme PARI-CNRC, est un partenaire enthousiaste.

" Son procédé accroît de 4 à 10 fois la concentration des principes actifs dans les plantes médicinales, explique ce spécialiste de la fermentation. Cela lui donne la possibilité de standardiser son produit, conformément à ce qu'impose la loi. Le potentiel commercial est très important. "

La technologie brevetée Kefitech recoupe deux produits de souches différentes : le kombucha - un thé fermenté - et le kéfir - une boisson obtenue par la fermentation du lait par des levures et des bactéries contenues dans des grains appelés grains de kéfir.

" Traditionnellement, les grains de kéfir sont utilisés pour faire fermenter le lait, explique Mme Houle. Je me suis demandé ce qui se passerait si on s'en servait avec des plantes. " Kefiplant fait fermenter des végétaux comme le thym, l'origan, l'échinacée, la lavande, la camomille et le chardon-Marie. Il faut adapter la technologie à chaque plante.

Pourquoi faire fermenter des plantes ? Certains principes actifs naturels circulent dans le corps attachés à une molécule de sucre. Pour qu'un principe actif soit assimilé par l'organisme, il doit être libéré de ce sucre sous l'action de protéines spécialisées, des enzymes. Or, les personnes en mauvaise santé n'ont pas suffisamment de ces enzymes. " Notre fermentation aux grains de kéfir détache le produit naturel du sucre; son efficacité est donc assurée même pour les personnes en mauvaise santé ", affirme Mme Houle, actionnaire unique de Kefiplant.

En outre, l'entrepreneure estime que ses plantes fermentées aux grains de kéfir sont des conservateurs plus efficaces que les parabènes, soupçonnés d'être cancérigènes et auxquels l'industrie alimentaire tente de trouver un substitut. Le procédé de Kefiplant a des applications dans l'industrie des cosmétiques, qui utilise des agents de conservation.

Kefiplant vise aussi le marché de l'alimentation animale. Une expérience a permis de faire passer le nombre de coliformes, des bactéries pathogènes, dans le bol de lait des veaux de 1 100 à moins de 10. Avec, comme résultat, une augmentation de 8 % du poids de l'animal, indique Alexandre Blais, du CNRC. " Cela peut avoir un effet important sur la marge de profit des producteurs ", dit-il.

Le financement. Chantale Houle a fait construire un immeuble d'un million de dollars comprenant un laboratoire avant même d'avoir réalisé sa première vente. Il faut dire qu'il est plus facile de financer un immeuble qu'un actif incorporel.

La jeune femme ne voulait pas partager l'actionnariat avec un capital-risqueur. Elle s'est fait un devoir de profiter de tous les crédits à la recherche auxquels elle avait droit. En plus de sa mise de fonds personnelle, elle a obtenu des prêts de la Société de développement économique de Drummondville, de la Société d'Investissement Jeunesse, et un prêt aux petites entreprises de la Caisse populaire Desjardins.

La stratégie.Vous ne verrez pas de produits de marque Kefiplant sur les tablettes des magasins, sauf dans quelques boutiques de la région de Drummondville, où Chantale Houle a voulu tester la réaction des consommateurs. " Pour vendre au détail, je devrais investir des millions en publicité et ça ne m'intéresse pas ", indique celle qui préfère vendre ses produits en tant qu'ingrédients.

Dans chacun des marchés qu'elle cible, elle veut plutôt s'associer à des partenaires stratégiques, comme des fabricants de produits naturels pour la consommation humaine, des fabricants de nourriture pour animaux, des distributeurs d'ingrédients cosmétiques, etc. " Je vais leur vendre des ingrédients actifs qui ajouteront de la valeur à leurs produits. "